
Situé chemin Saint-Louis depuis 1870, le Collège Jésus-Marie occupe des lieux chargés d’histoire au cœur de l’arrondissement historique de Sillery. Dès 1608, Champlain y rencontra des Montagnais et des Algonquins qui vivaient depuis fort longtemps dans l’anse Kamiskoua-Ouangachit (Pointe-aux-Anguilles).
Quelques années plus tard, les Jésuites y établirent « La Réduction de Sillery », un village amérindien voué à leurs efforts missionnaires. En 1637, Pierre de Puiseaux, seigneur de Montrenault, en devint propriétaire et y laissa son nom, Pointe-à-Puiseaux. Les Jésuites en redevinrent propriétaires de 1640 à 1830.
« Sous le dôme d’un bocage épais se cache à quelques miles de Québec, sur le chemin du Cap-Rouge, une élégante et modeste habitation, que le regard du passant devine au fond d’une longue allée couverte d’ombrage. Cette résidence s’efface entièrement devant un vaste et superbe édifice qui se nomme le Couvent de Jésus-Marie. »
Cette année-là, George Pemberton, qui sera l’un des instigateurs de l’Acte d’Union en 1841, s’y fait construire une villa d’été. Le notaire Errol Boyd Lindsay s’y installa en permanence en 1849 et donna à sa propriété le nom de Villa-Sous-les-Bois, dont les religieuses de Jésus-Marie devinrent propriétaires en 1869. Celles-ci choisirent alors cet emplacement pour leur Académie parce qu’il était facilement accessible par terre (calèche et omnibus) et par eau (le quai Frontenac).
« Le 1er septembre 1870, à Sillery, dans l’ancien domaine Sous-les-Bois, le pensionnat du nouveau couvent de Jésus-Marie reçoit ses premières élèves », nous rappelle J.-M. Lebel dans Les Chroniques de la Capitale.
Ici et là, à la même époque, le tandem Macdonald-Cartier préside aux destinées du Canada en accueillant le Manitoba comme cinquième province canadienne; en France, le Second Empire succombe aux assauts répétés des Prussiens; le Concile Vatican I est réuni à Rome; Jules Verne publie Vingt mille lieues sous les mers; Claude Monet impressionne le monde de la peinture et Elzéar Taschereau devient archevêque de Québec.
C’est sur ce fond de trame historique qu’Irénée Reynier arriva à Québec en 1869 pour fonder et diriger un couvent : l’Académie Jésus-Marie. Cette Lyonnaise, héritière du caractère trempé de son père, officier supérieur sous Napoléon 1er, et des valeurs profondément chrétiennes de sa mère, avait décidé d’être missionnaire et religieuse de Jésus-Marie « à défaut de se faire militaire », disait-elle.
Cette institution allait illustrer sa vision de société et son projet éducatif pour les jeunes filles de Québec : former des femmes de tête, de cœur et d’intériorité à l’aube de la modernité. Pour elle et ses compagnes religieuses, la formation aux études primaires en français et en anglais, offerte en 1870, allait devoir éventuellement permettre aux jeunes filles d’accéder aux études supérieures.
Dans son livre Que reste-t-il de Sillery?, Fabienne Deschênes rappelle que « les religieuses n’acceptaient pas l’état d’infériorité où se trouvaient maintenues les femmes ». Ces fondatrices, revendicatrices avant l’heure, ne soupçonnaient certes pas que cela prendrait 50 ans pour rendre ce projet à terme. En effet, le Couvent Jésus-Marie de Sillery, à travers bien des combats, deviendra le premier collège féminin, dans l’est du Québec, à offrir le parcours pédagogique complet du primaire jusqu’aux portes de l’université; le rêve d’Irénée Reynier, repris par Bernadette Paquin, Adelcie Kirouac et Léa Drolet, s’épanouit totalement en 1925.
Ces femmes de vision ont ainsi créé une institution totalement dédiée à la formation, à l’affirmation et au rayonnement des femmes. Éveillées à la culture, aux langues, à l’économie, à la responsabilité sociale et à la grandeur d’âme, les élèves de Jésus-Marie ont ainsi été appelées, d’une époque à l’autre, à prendre toute la place qui leur revenait. C’est en regard de cet idéal que, quelques décennies plus tard, à la suite de l’incendie dramatique de 1983, qui aurait pu tout mettre en péril, il fut décidé, sous l’élan et l’inspiration d’Éliane Pelletier, de sauvegarder
« l’âme de Jésus-Marie » pour les générations à venir : « Le projet que nous partageons avec les gens de Québec et nos élèves, nous devons le poursuivre », disait-elle au lendemain de l’incendie. Jésus-Marie continua sa route...
Jésus-Marie, 140 ans plus tard, continue de cultiver le rêve d’Irénée Reynier de former des femmes de tête, de cœur et d’intériorité, des femmes de vision et d’audace. Puisant à l’héritage culturel de ses devancières et éveillé aux aspirations d’une jeunesse à l’esprit international, le Collège Jésus-Marie de Sillery est fier d’avoir conservé intacte sa mission d’origine et de toujours faire partie de cette grande famille Jésus-Marie, présente dans 28 pays à travers le monde. Jésus-Marie, c’est une maison aux multiples intérieurs et aux fenêtres constamment ouvertes sur les autres, ici et ailleurs.
| Le fil des événements | |
| 1870 | Ouverture du couvent et du pensionnat |
| 1911 | Diplôme d’études primaires supérieures reconnu par l’Université Laval |
| 1925 | Cours classique et affiliation à l’Université Laval |
| 1927-1939 | Cours de français donnés aux professeurs de l’Ontario |
| 1955 | Constitution de la Corporation du Collège Jésus-Marie de Sillery |
| 1964 | Formation du Collège Féminin de Québec (Jésus-Marie, Ursulines, Bellevue) |
| 1971 | Fin de l’affiliation universitaire et rattachement au ministère de l’Éducation du Québec |
| 1983 | Incendie détruisant tout le « Vieux Collège » et reconstruction |
| 1984 | Inauguration du « nouveau Jésus-Marie » et de la salle de spectacles Dina-Bélanger |
| 1995 | Mise sur pied du Programme d’éducation internationale |
| 2006 | Direction générale laïque |

Tradition d'excellence
Qui dit excellence dit expérience, réussites et longue feuille de route. Peu d'institutions d’enseignement au Québec peuvent se vanter d'avoir traversé plus de 140 ans d'histoire avec autant de panache.
Encadrement exceptionnel
La proximité et la disponibilité des professionnels de l'éducation sont des incontournables dans le processus complexe d'un apprentissage réussi. Au Collège, on mise sur le ratio gagnant d'un adulte pour neuf élèves.
Meilleur collège
Chaque année, depuis dix ans, le Collège Jésus-Marie fait la une en se classant 1er à Québec au palmarès des écoles secondaires dans le bulletin de l'Institut Fraser.
École et famille en harmonie
L'entrée au primaire a un impact sur les activités quotidiennes familiales. Le Collège a donc conçu un programme où enfants
et parents seront bien outillés
pour s'adapter à ce nouveau rythme de vie.
Programme d'éducation internationale (PÉI)
L'ouverture sur le monde sous différents aspects permet aux élèves de découvrir d'autres dimensions et de porter un regard neuf sur les grands enjeux qui se dessinent dans la société.
Enseignement enrichi en langues
Qu'il s'agisse de maîtriser parfaitement la langue française ou d'apprendre une langue seconde (anglais, espagnol ou mandarin), les programmes du Collège permettent un apprentissage optimal grâce à des outils pédagogiques de qualité supérieure.
Activités parascolaires, sociales et culturelles
À travers un choix de plus de 180 activités, nos élèves ont le privilège d'explorer différentes avenues pour contribuer à leur épanouissement personnel ou à l'éclosion de leurs talents.
Volets spécialisés
Arts de la scène, sports ou langues, les filles qui fréquentent le Collège ont la chance de suivre un parcours scolaire qui correspond à leurs intérêts.